"Les Nouvelles de la Colline"

en chantier "Néo-Orfilien"

mercredi 3 septembre 2008

en cours de rédaction

composition musicale : Griffith Rose

Promeneur !
photo : Romain P.P.

[ suite, après lecture du commentaire 12 ]

Posté par nouvdelacolline à 16:53 - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

La patience

On patiente, on patiente, mais on aimerait bien savoir ce que cache ce personnage au regard étrange.
Quel est son secret ?

Posté par Fan, samedi 6 septembre 2008 à 08:49

Pas évident. Ce n'est pas évident. Cela se passait sur la côte Cantabrique à deux pas de "la fosse au fou", un siphon marin de l'enfer, creusé dans les fondations de la falaise calcaire à une volée de pierre lancée depuis la grotte ornée de Pechon dont j’ouvrais la grille d'entrée en frappant au carreau de Sarcelia, la bedotte du curé, pour obtenir d'elle, la clé magique du cadenas qui après deux heures de marches soutenues, révélait, éclairés par ma lampe acétylène et frontale, les rêves éveillés sur les parois rocheuses de peintures en entrailles. De cet homme sur l’image dont je préfère encore taire l'identité pour des raisons évidentes de délicatesse envers mes proches mais aussi parce que l'affaire judiciaire dont j’ai maille à partir est en cours de jugement, je vous raconterai, sur ce marcheur, ce qu’il est possible et permis de dire mais surtout supportable pour vous de lire.
A bientôt.
Mikhaïl.

Posté par Mikhaïl, samedi 6 septembre 2008 à 13:00

D’évidence, mon cher orfilien, commencez par le plus simple ! Pourquoi votre portrait, coiffé d’une composition pour violon, écrite par Griff ‘, se trouve-t-il mis en ligne sur « Blog’Orfil » ? Racontez-nous.

Posté par Pad, samedi 6 septembre 2008 à 20:34

Pad, William Paddington ! Vous êtes, je l’aurais parié, Pad et non pas Fan. L’artifice est trop grossier, mon garçon. Je vous ai démasqué dès la première lecture de votre perfide commentaire. A l’instar de votre pratique sur le fil, le premier pas comme le premier mot entraînent donc le geste décisive. Marcher au dessus du vide comme j’ai pu vous voir faire cet été sur les places publiques et écrire son histoire comme je m’y exerce en direct et sans filet devant vous, consisterait à éviter une chute fatale, promise pour le coup suivant, toujours remise à plus tard.
Mon portrait ? n’a pas été saisi par Romain P.P. comme prétendument légendé sous le document, mais par Robin, l’étudiant fantasque, gardien intermittent au zoo de Vincennes, qui fréquente comme nous, « Les Nouvelles de la Colline », notre presse, au 82, rue Orfila dans le vingtième à Paris. « Rédac’Orfil », la bande, apprécie, selon leurs termes, certaines pages de mon histoire et fidèle à sa coutume de marieuse arrange ma rencontre avec Robin. Griffith Rose, autre joyeux orfilien, découvre cette photo argentique reproduite sur le blog, postée par le môme depuis la Cantabrie. Griff ‘, le généreux compositeur, nous offre cette œuvre musicale, elle ouvre à merveille ce nouvel article qui répond à votre incitation, Pad, de me raconter.

Posté par Mikhaïl, samedi 6 septembre 2008 à 21:17

Apprécie certaines pages de votre histoire ?

Posté par Pad, samedi 6 septembre 2008 à 21:36

Et certaines pages de papier, surtout ! Avec mes affiches, d’authentiques « décollées » de Mai 68, leur récente vente par « Band’Orfil », l’équipe, sur eBay a pris des allures bénéficiaires pour tous, faciles, façon « Bande à Bonnot » !
Je suis collectionneur, collectionneur d’art. J’accumule souvent et me sépare de mes amis acquis qu’avec peine.

Posté par Mikhaïl, samedi 6 septembre 2008 à 22:59

Altamira, grotte majeure de l’art pariétal, sise en Cantabrie, ne possède plus rien depuis longtemps à découvrir mais au préhistorique Pechon, site voisin plus discret, qu’y « décolle » t-on ?

Posté par Pad, samedi 6 septembre 2008 à 23:33

Votre perfidie, jeune homme, ne prend pas. « La patience. On patiente... », tambourinez-vous ! Et « Que Tal, François ? ». Plus une ligne publiée depuis notre mémorable soirée à « La Belle Etoile ». Profitons de nous retrouver en cuisine, donnez-nous des nouvelles de vos épistolières favorites, gentes dames clavières.
« Nouvdelacolline » n’a plus rien posté, à ma connaissance, de vos échanges avec Estelle, cette délicieuse jeune femme, ni avec Johanna Toupin, votre amie comédienne. La date en haut et l’heure en bas de votre dernier article fait foi : dimanche 18 mai 2008 à 08:49.
Quant à Estelle Jacquet-Prior, sa conduite revient chère mais me rapporte, disons-le tout net, beaucoup. Je lui rachète bon prix, en exclusivité garantie, la totalité des œuvres qu’elle publie sur « Blog’Orfil » sous le chapitre : « à rajouter dans le panier d’Estelle ». Le passage de ses trouvailles sur ce blog leur confère une première visibilité, je me charge, ensuite, grâce à mon épais carnet d’adresse papier, de leur trouver acquéreur sérieux. La gratuité trouve vite ses limites et les nombreuses pages de mon répertoire organisé, plus encore que celles de ma vie, sont très prisées.

Posté par Mikhaïl, dimanche 7 septembre 2008 à 07:03

Pas de fuite, oligarque, Estelle et Johanna qui vont bien, merci pour elles, donneront de leurs nouvelles, bientôt, j’en ai eu vent. Je retrouve Jo, sans trop tarder. Elle rentre avec le « Burning Down Theatr » d’une tournée triomphale en Grande Bretagne, quant à nous deux, revenons au portrait réalisé par Robin, notre sujet du jour, qui vous cadre débraillé et menaçant, dans un sous bois… sombre, le regard en biais, durci par une virgule griffant la pommette droite, rehaussé d’antennes en cheveux rebelles qui s’irritent et s’alignent sur le feuillage à l’arrière plan, réception et appels tendus vers une lumière rare

Posté par Pad, dimanche 7 septembre 2008 à 09:43

Je n’ai pas quatorze ans, votre grosse voix est ridicule.

Posté par Mikhaïl, dimanche 7 septembre 2008 à 09:52

[...]

Posté par Pad, dimanche 7 septembre 2008 à 09:52

Vous vous méprenez. La photo suggèrerait, selon vous, l’étrangeté par le regard du personnage. Le regard, véhicule spatial du spectateur, comme celui opposable du modèle, sont happés par la luminosité basse qui dessine à la « pierre noire », une présence d’humain, accroche photons. Veuillez détacher, Pad, au fusain gras, les objets éclatants suivants : un t.shirt blanc, un nez saillant, une mandibule inférieure bossue, une calotte osseuse sub-orbitale inclinée. En profond de scène recouverte par un unique drapé nuit quelques feuilles étagées percent dans le champ visible, survivent hors rideau, bas relief obscur, primitif et vertical. Choisissez, mon cher émotif, de tailler l’image à travers poitrine, vos os se brisent, les côtes craquent, le cœur sursaute. Poursuivez votre sacrifice respiratoire par une amputation sur bras qui ne laisserait d’attachant que moignon. Vous en convenez, l’implication du regard, réduit dans sa présence physique à une minuscule pupille et demi renfoncée dans l’ombre de leur cavité anatomique, reste faible. Curieux, non, votre réflexe qui désigne aussitôt ce regard étrange comme caractéristique du portrait. Si vous le permettez, évoquons cet étrange plus tard, retendons, s’il vous plait, le fil Goya ou votre « Que Tal, François ? », si vous préférez.

Posté par Mikhaïl, dimanche 7 septembre 2008 à 18:45

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