Les Nouvelles de la Colline

et le naufrage m'est doux dans cette mer. (G.L.)

samedi 17 janvier 2009

là, Phil s'échauffe

----- Message -----
Phil a écrit samedi 16 janvier 2009 à 08:31 pm
Objet : polymorphe

JEUNESSE

« Aux Nouvelles de la Colline », on sait bien à quoi et à qui je réserve mon fiel. Nicolas Sarkozy, omniprésident, a nommé Martin Hirsch  Haut-commissaire à la Jeunesse. Décision politique destinée à répondre à la particulière désaffection des jeunes pour notre très petit président (dixit les sondages…). Je n’enfoncerai pas le clou sur la très pertinente remarque de Marc Cohen sur le blog « Causeur ». Martin Hirsch se targuait déjà d’un Haut-commissariat sans administration en hérite d’un second sans budget. Que notre omniprésident confie la Jeunesse à l’ancien patron d’Emmaüs en dit long sur l’acception qu’il se fait de la politique. Alors même qu’il prétend vouloir effacer Mai 68, il illustre pleinement la Société du Spectacle décrite par Debord et consorts. Le Politique qu’on nous a dit réhabilitée par la crise, se résume à l’occupation de la sphère médiatique par ce qui serait une sorte de pendant idéologique du degré zéro de l’écriture ( merci Roland).
Effets d’annonces qui masquent le creux de la réflexion, mais qui en disent long sur les arrière-pensées de nos dirigeants. Ils en sont revenus à considérer la jeunesse (et ses aspirations) à un phénomène encombrant, un peu étranger à leur vision idéale de la société. C’est ainsi qu’il faut interpréter le vœu de notre très sagace président, annuler Mai 68.
Et après avoir insidieusement repris en main l’ORTF (France Télévision, quelque chose comme ça…), il annonce le projet d’un Musée de l’Histoire de France. A quand le ministère de la Vérité.
D’autant qu’en face, on est pas aidé. Le débat politique sonne creux donc, relégué au style Star Ac. Nicolas Sarkozy excelle dans cette superficialité qui émerveille sans satisfaire, qui rassasie sans nourrir. Il en connaît les conséquences, « Louis XVI et sa jeune femme » … Il a vraiment tout du cuistre. Et c’est le meilleur.
Peut on encore croire à la politique institutionnelle ? Je vous renvoie au très billant (mais assez ardu) essai de Paul Veyne, » Les Grecs croyaient-ils à leurs Mythes ? ».
Bonjour chez vous.

Phil.

Posté par nouvdelacolline à 09:05 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    adagio, please

    Ne me renvoie pas, Phil, mais raconte-moi plutôt de nos Grecs.Y croyaient-ils, te répète Paul Veyne ? Comment croire à ta "Chronic", Phil, lorsque je m'essouffle avec toi derrière un modèle de pouvoir qui s'agite à plaisir ? Tu me fais aimer, avec voluptés, d'autres lectures (Rautureau, Blainvillain, autre Régis Passager), mais ta "réserve de fiel", me fait chuter dans le piège qui tu souhaiterais dénoncer : étourdir les convives sans convaincre. Invité du "Blog'Orfil", je me sustente face à une assiette vide.
    J'ai faim !
    Te lire encore.
    Pad

    Posté par Pad, samedi 17 janvier 2009 à 12:34

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