"Les Nouvelles de la Colline"

en chantier "Néo-Orfilien"

samedi 31 mai 2008

à vendre en grande annonce

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« Rédac’Orfil », l'équipe, a écrit le samedi 31 mai 2008 à 03:24 am
Objet : Dmitri, bon gars

George arasait Dresde. Dmitri dépeçait Leipzig. Brother George confirme la nécessité de pilonner massivement l'objectif d'une très haute altitude et Dmitri, l'ex officier de « l'Armée Rouge », tankiste, fréquente comme George « Les Nouvelles de la Colline ». Le grand Dmitri est voûté. Ses mains tremblent lorsqu'il retire un euro vingt de son petit porte monnaie pour glisser par-dessus ses lunettes :
- C'est mercredi, il me faut « Le Canard », bien sûr !
Dmitri parle peu. Il fume beaucoup. A la première mesure de Mahler qui nappe la boutique de presse, rue Orfila, doigt tendu, il précise dans une demi voix :
- Cette bataille rangée contre Gustav Mahler fut une connerie monumentale. Mahler est un moderne, il n'y a là, aucun doute, comme il n'y a aucune honte à pleurer ses déchirures romantiques. Que de temps perdu ! De sottises sans nom ! L’œuvre de Mahler ? Une passerelle entre Bruckner et Schöenberg. Cette passerelle fut infranchissable pour Claude Debussy, notre compositeur impressionniste érigea une digue pérenne sur le territoire du bon goût français contre les flux mahlériens. Par bonheur, le monde n’est pas une exclusivité française, n’est-ce pas, George ?
Alma et Maria, le monde en deux promesses de femmes a produit dix symphonies dont une inachevée ! Maria Mahler... et Maria Sybilla Merian ! Au dessus de Dresde, tu pilotes ta superforteresse volante, George. Maria... la petite Maria Mahler ne te rappellera donc pas, comme à moi, Maria Sybilla Merian... Maria, la fille du graveur de Francfort, qui d'autre ? Pas plus tu ne vois mon char face à l'université de Leipzig au printemps 45 ou ce papier filigrané par un lys couché sur une « demi-aigle » entre mes mains. Me déferai-je enfin de ce fardeau pour quelques centaines d'euros ? Crois-tu ça possible, old George ?

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Anna Maria Sybilla Merian, (2 avril 1647, 13 janvier 1717) artiste savante :
« le Livre de Leningrad » réunit des planches originales, aquarelles, divers ouvrages de l’auteur, récupérés à l’université de Leipzig par les soviétiques en 1945, puis édités en 1976 sous le titre, « The Leningrad  Book of Notes and Studies ».

Présentation de l’exemplaire n° 409/1750 :
2 livres insérés dans leur coffret ;
le 1er volume expose la démarche scientifique et picturale de M.S.Merian. traduite en quatre langues (anglais, allemand, français, russe) et reproduit un manuscrit original de M.S.Merian. où, méthodique, elle décrit chacune de ses 132 planches illustrées.
Le 2ème volume rassemble 120 planches, reproductions des aquarelles d’origine : papillons, coléoptères, autres insectes, larves et grenouilles peintes.
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Anna Maria Sybilla Merian (2 April 1647, 12 January 1717), a scholarly artist.
In "The Leningrad Book" you will find a collection of original plates, watercolours and various other works by the author, which have all been retrieved at Leipzig University by Soviet experts in 1945, then published in 1976 as "The Leningrad Book of Notes and Studies".

In copy n° 409/1750 you will find two books in a boxed set :
the first volume is a presentation of M.S.Merian's scientific and pictorial approach, translated into four languages (English, German, French and Russian), and it contains an original manuscript by M.S.Merian in which she methodically describes each of the book's 132 illustrated plates ;
as for the second volume, it contains 120 plates which are reproductions of the original watercolours, picturing butterflies, beetles and other insects, as well as larvae and frogs.

For any further information you may wish to have, please do not hesitate to contact us

Maria Sybilla Merian, « Butterflies, Beetles and other Insects », dit « The Leningrag Book of Notes and Studies », visible dans la galerie « Plaisirs encyclopédiques ».

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mardi 27 mai 2008

temps des enfances

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« Rédac’Orfil », l'équipe, a écrit le mardi 27 mai 2008 à 05:06 am
Objet : Husson sur Seine et sous Blog

Librairie_et_Tabac
Le_Naja_rue_de_Chine_Orfila_et_Journaux

Roland Husson, nous invite « Rue de la Chine », sa rue en années de guerre, temps de son enfance. Le petit garçon, Roland, ressemble à tous les petits garçons du monde. Et alors, lui, quelle différence ? Roland, en plus du garçon, est devenu avec ce temps, un guide merveilleux.
Suivons-le, rubrique « Ecrits ».
Bonne visite  " Rue de la Chine " !

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vendredi 25 avril 2008

Jean L. , élu "Prince des poètes Néo-Orfiliens"

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« Rédac'Orfil », l’équipe, a écrit le Jeudi 25 Avril 2008 à 08:10 AM
Objet : attention, chef d'oeuvre

L'A.I.O (l'Académie Informelle d'Orfila), réunie en séance impromptue, a élu sans aucune concertation avec ses membres disparates, Jean L. : "Prince des poètes Néo-Ofiliens". Jean L. n'a, pour obtenir ce prix fort local et très prestigieux, commis aucune candidature courtisane. Il refuse obstinément de faire connaître son patronyme comme d'accepter les honneurs afférents à cette récompense suprême.
Le titre de "Prince des poètes Néo-Orfiliens" est attribué à l'unanimité des membres consentants de l'académie orfile lors d'un seul tour de guéridon. Il est décerné pour l'éternité multivermicelle selon les statuts de l'institution. D'autres princesses et princes orfiliques peuvent surgir à tout moment du chapeau de l'A.I.O. Restez vigilants !
La délibération du jury a été prononcée irrévocablement la semaine dernière, à la crêperie, "Les Dentelles Gourmandes", (à l'angle de la rue Orfila et Chine), chez Régine, en présence de l'auteur.
La soirée fut fort plaisante, agrémentée de la rumeur bruissante, concernant les futures épousailles entre Régine, la Crêpe, et Pierre-Alain, la Presse.
La fête s'est achevée dans une effusion de cidre brut et de Slam cadencé !

Avec l'aimable autorisation de Jean L. "Prince des poètes Néo-Orfiliens", l'A.I.O.diffuse sur ce  " Blog'Orfil " quelques pages choisies de son définitif roman, "La Gaufre", publié en 1966 aux éditions Juliard :

  Bonne lecture à tous ( la page 3 est à vous)

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jeudi 10 avril 2008

à Francine Taupin, une "Néo-Orfilienne" étourdie

Madame,

Vous vous étonniez, madame Francine Taupin, de ne pas vous être interrogée plus tôt, sur le nom de ma fille.
Iris, ma fille, s'appelle Iris. Je m'efforçais de trouver à l'enfant à naître, il y a seize ans, un prénom qui ne figurât surtout pas dans la liste des saints du calendrier. N'ayant aucune ascendance bretonne ou peule dans ma famille à faire valoir, je me laissais séduire sans effort à l'époque où cette enfant se trouvait encore dans le ventre de sa mère par les références antiques, pré-chrétiennes, d'où Justin, le saint, avait souhaité justement s'abstraire. Ma future ex-femme s'impatientait lorsque je lui proposais les prénoms les plus importables : Briséis, Criséis, Laodice, esclaves irrésistibles dont les charmes sexuels pris en otage par Agamemnon furent à l'origine d'une des colères destructrices d'Achille. J'avais comme depuis toujours un talent certain pour agacer la jeune mère de ma future fille.
  Arrive ce passage dans "L'Iliade" où le demi dieu guerrier découvre la duperie de Poséidon : le fourbe au trident triche sans vergogne avec son air sombre de celui qui n'y touche pas, il manigance, le bougre. En toute illégalité selon les règles de la convention de Genève régissant la bienséance internationale en période de conflit, le maître de la mer  fournit des armes de destruction massive à l'ennemi ! Entre deux hurlements supplémentaires dans l'enceinte de l'ONU qui ne parviennent en rien à l'appaiser, Achille invoque à son tour une aide supérieure, l'intervention d'un des « Grands », le plus grand qui fut jamais. C'est l'escalade inévitable, la course aux armements !
  Sa ligne directe avec le bureau ovale de l'Olympe pour joindre Zeus, le frangin du perfide Poséidon, Zeus, le seul opposant capable de lui tenir tête dans les histoires de famille, passe par le réseau insondable des nanas : Iris est la dir. de com. d'Héra. Iris a du métier. Elle est la mère d'Eros, elle-même, petite fille de Gaïa, la Terre et intime d'Héra, la femme du bos. Iris possède un carnet d'adresse qui n'a rien à envier à celui d'Hermès le communiqueux en vogue de cette époque primitive et tourmentée.
  Sur la grève de Troie, le rapport de force change du tout au tout lorsque les assiégeants profitent de la logistique mise à leur disposition par l'hyper puissance compatissante. En clair et décodé, Zeus, à peine masqué, s'en mêle et pèse de tout son poids du côté grec métropolitain.
  Cécile, la mère de la future Iris à naître, m'affirme : « Ce sera Iris, voilà comment on l'appellera », alors que j'interromps, pour entendre son verdict, ma lecture à haute voix de ce passage dans « L'Iliade » où le héros indigné, en quête de soutien divin, supplie l'agence au logo « arc en ciel », celle d'Iris aux ailes d'or, d'intervenir dans sa campagne militaire.

  Ma fille, depuis ce jour-là, porte le nom modeste d'une jolie fleur pendant que moi, je sais l'histoire fabuleuse que cache la peinture de Van Gogh qui fut, pendant quelques temps seulement, la peinture la plus chère du monde !

  Lorsque l'on vous regarde, madame, l'on suppose votre nom porteur, lui aussi, de bien des histoires passées.
  Je vous salue amicalement.

Pierre-Alain (le 10 Avril 2008).

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mardi 8 avril 2008

Mikhaïl

Mikhaïl, vieux réactionnaire, dès Juin 68 à la tête de la manif des Champs, rejoint le Comte de Paris et l'effervescence Royaliste la plus orthodoxe.
Graine et suppôt du libéralisme, gardien farouche et fétichiste d'œuvres d'art,  il nous ouvre, résultat d'un long et difficile Grenelle Orfilesque, sa magnifique collection d'affiches, créations originales des Beaux-Arts de Paris :
Les Affiches de Mai 68 !


Posté par nouvdelacolline à 15:47 - Orfilations - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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