"Les Nouvelles de la Colline"

en chantier "Néo-Orfilien"

dimanche 22 juin 2008

Yen-Yen, Panda Géant

Histoire perfide d'un panda déchu

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« Collines News » ont écrit le samedi 26 Avril 2008 à 10:24 pm
Objet : ou rire au zoo


Par chance, nous comptons parmi l'équipe de « Collines News »,  un vieux maoïste, Phil Mainjeard, grand reporter, ainsi qu'un jeune étudiant, Robin, travailleur irrégulier au Zoo de Vincennes.

Tous deux, pour le plaisir et la joie des enfants comme des plus âgés, ont réussi à obtenir, suite à de délicates démarches diplomatiques entre la direction du Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN), le ministère des Affaires Etrangères et la très sensible ambassade de Chine :
la présence du fameux « mausolée empaillé de Yen-Yen, Panda Géant » !

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Yen-Yen, en promo

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Yen-Yen, portrait

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"Collines News" ont écrit le vendredi 2 mai 2008 à 10:13 am
Objet : au 1er Mai, produits plus


Depuis son retour parmi les vivants, Yen-Yen, Panda Géant, retrouve une vigueur révolutionnaire.
L'effervescence commerciale autour de mai 68 lui rappelle le meilleur de la révolution culturelle Chinoise.

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Yen-Yen lutte en mai

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"Collines News" ont écrit le mardi 6 ai 2008 à 04:24 am
Objet : Yen-Yen'orphile comme Tintin


« Collines News », média potin et commercial, chantre de l'amitié franco-chinoise, enquête et révèle tout, côté coeur.

En 1973 la Chine offrit à Pompidou notre fameux « Yen-Yen, le mausolée empaillé, Néo-Orfilable ». Avant son entrée au 82 rue Orfila dans le vingtième, il vécut plus de 25 ans au Parc Zoologique de Paris.

La diplomatie du Panda, mise en œuvre au moment du réveil libéral chinois, permit de nouer des liens avec le monde rêvé du capitalisme. La Chine fit don d'un symbole historique et... olympique. Elle espérait trouver de nouveaux alliés grâce à la compassion que ne manquerait pas de susciter la peluche animalière, émissaire en chair, dans le reste du monde barbare.
Yen-Yen, emblème d'ouverture pour la Chine d'alors, est devenu aujourd'hui, l'étendard de la convivialité universelle. Durant sa paisible vie au Zoo de Vincennes, il exigeait du bambou des Charentes. Il se reposait sur son arbre puis rejoignait sa grotte au point zénithal du soleil.
Yen-Yen creusait quotidiennement un tunnel dont le personnel du zoo ignore, à l'heure où s'écrit cet article, l'issue. Il aima passionnément Ya-Ya, concubine Panda dont il eut un enfant unique et illégitime comme l'exige la loi et la tradition confondues.

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Yen-Yen, armé du muguet contestataire

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« Collines News » ont écrit le ludi 12 mai 2008 à 11:47 am
Objet : d'orfil' en aiguille

Miracle !
Mais calmons notre joie… Phil Mainjeard, envoyé spécial pour « Collines News », nous annonce que, suite à un coup de vent, le grand rocher du Zoo de Vincennes a laissé place à des décombres. Les vautours sont ravis, ils peuvent de nouveau voyager.

Le patron de « Collines News », inquiet de ne plus voir son jeune ami Robin, étudiant-gardien au zoo, s’empressa de chercher sous les ruines du grand rocher, le corps de compère Robin. Pendant plusieurs jours, durant ses après midi de repos, Sir William Paddington, notre  « Taikun » bien aimé, se rendait sur les lieux, soutenir sans restriction les pompiers.
Comme par magie, le miraculé sortit à quelques mètres des vestiges rocheux, par un minuscule orifice. Dans ses mains, Robin portait un jeune bébé panda. Tous étaient étonnés de le voir encore en vie, plein de poussière  mais surtout, accompagné par cet étrange animal…
Les questions fusèrent dans sa direction, Robin rigola et répondit tout simplement : « J'ai retrouvé Ya-Ya, Grande Panda, après avoir suivi le chemin creusé par Yen-Yen, j'en ramène son fils, Pandit Yo-Yo ! ». Ya-Ya, Grande Panda lui a confié : « mon plus grand bonheur serait que mon fils puisse enfin connaitre son père, Yen-Yen ». Le Parc Zoologique de Paris et les services sanitaires, accordèrent aux « Nouvelles de la colline » le droit d’héberger Pandit Yo-Yo,  pour qu’il partage un peu de temps avec son père dans la boutique.
Malheureusement, le tunnel s’effondra après le passage retour du jeune étudiant explorateur. Lui seul a pu visiter l’antre secrète de Yen-Yen. D’après ses descriptions, Yen-Yen et Ya-Ya, Grande Panda, vivaient dans un jardin perdu, une forêt d’Eden, au cœur de la campagne chinoise encore inexplorée par la moindre âme humaine.

Yen_Yen___fils
Yen-Yen & fils

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« Collines News » ont écrit le dimanche 25 mai 2008 à 01:06 am
Objet : « néo-mythol'orfie »

De notre envoyé spécial, Phil Mainjeard, grand reporter très indépendant :

Comprendre l'affaire « Yen-Yen », revient à sonder l'époque du Pompidolisme triomphant, épiphénomène du capitalisme occidental surpris dans sa phase thermidorienne. L'Ouest, tout entier arc-bouté contre l'Union Soviétique, vient d'abattre en 1973, sans tirer un seul missile intercontinental, une dictature anticapitaliste majeure, celle de feu la Chine Maoïste et Populaire. Nous sommes en 1973, et désireuse d'offrir ses gages de bonne volonté en direction de l'occident, la bande de Deng, tombeur de la bande rivale, dite « des-pas-par-quatre-chemins », répond à la politique de « la table de ping-pong » instaurée par Richard Nixon, d'une part, et développe une « ouverture » du « Panda sexy » de l'autre.
Débarque donc dans chaque capitale influente, cible à séduire, un ambassadeur gentil et en peluche, sous-produit de la nouvelle Pékin proto-libérale, nouvelle république en marche orientée par le plus grand parti unique à vocation capitaliste et soutenu en sous-main par les bienveillantes démocraties occidentales. On parlerait aujourd'hui, en terme marketing, d'un Yen-Yen, « cadeau promotionnel », à l'image de nos pratiques journalistiques ordinaires qui invitent, en toute indépendance, à faire connaître,  auprès de leurs derniers lecteurs, l'existence de produits (politiques, philosophiques, « concepts », néo-pensées de bazar etc.) offerts sous cette forme anodine de « cadeaux » reçus quotidiennement et sans pression aucune, dans toutes les rédactions par de désintéressés donateurs, nos néo-philanthropes éclairés, pédagogues altruistes.
S'installe donc Yen-Yen à Paris en 1973.
Arrive un chinois seul, en captivité à Vincennes. Du plus profond de sa fosse, Yen-Yen contemple la France post soixante-nuitarde qui s'éclate, la France dépenaillée qui jouit. Et Yen-Yen, y veut en être, aussi. Deng Xiao Ping, pas bégueule, ne lésine pas devant les exigences sexuelles de l'émissaire de Chine Presque Populaire.
Robin, le jeune étudiant, informateur privilégié de l'envoyé Phil Mainjeard, a mis la main, dans les archives du zoo, pendant ses heures de job, sur un document gênant pour la bienséance des relations franco-chinoises : Yen-Yen fut, non pas un ambassadeur heureux mais, tout bonnement, un exilé forcé, initiant une lignée ininterrompue depuis lors, de  ruraux déplacés, apatrides soumis et corvéables.
Deng Xiao Ping, pas bégueule, disions-nous, envoie Li-Li Polie, une compagne désignée volontaire pour Yen-Yen, Grand Panda chaud. Enfin, ça fornique dans la cage aux ursidés ! Mais de progéniture : point, se désole la direction du MNHN (muséum national d'histoire naturelle). Les résultats de l 'étude scientifique diligentée sont formels : Li-Li Poli est un mâle et Yen-Yen, un... grand panda.
C 'est là, c'est à ce moment là, que commence cette longue fouille dans le tunnel exploré par le jeune Robin, tunnel qui ramena depuis la France assoupie les amants pandas vers leur contrée d'origine où nulle âme humaine ne vit encore jour, tunnel d'où revint récemment en sens inverse, Robin l'explorateur onirique, berçant dans ses bras, Pandit Yo-Yo, fils éprouvette.
L'amant de Yen-Yen, Grand Panda, Li-Li Poli, premier grand panda historique à décéder suite à une M.S.T, fut substitué par Ya-Ya, Grande Panda travestie, première inséminée artificielle des histoires pandèmes qui enfanta de Pandit Yo-Yo et qui, tous deux, enfant et maman, restèrent au pays, milieu de l'Empire, pendant que Yen-Yen, Grand Panda, trop corrompu par les déviances sexuelles de la France décadente, rejoint Vincennes à deux pas de la geôle du divin Marquis où le repu pendard finit ses jours avant l'empaillement dont nous bénéficions tous (petits et moins petits) aux « Nouvelles de la Colline ».
Merci Mao.

Yen_Yen__tr_s_t_t_t_tu
Yen-Yen, très tôt têtu

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"Collines News" ont écrit le lundi 16 juin 2008 à 03:57 am
Objet : "Liberté, chériiii... eee !"

Publier l'actu, coeur et credo de notre métier, nous commande de diffuser ce courrier, reçu à la rédaction :

« Les Nouvelles de la Colline »
ou « Collines News & Co »
82 Rue Orfila
75020 Paris

Monsieur le rédacteur en chef,

Le 25 avril 2008 nous avons, avec les ministères concernés, à titre exceptionnel, bien
voulu vous prêter Yen-Yen, le Panda Géant.
Malheureusement, vous vous êtes permis une trop grande liberté, vous avez commis l'indélicatesse de révéler quelques secrets d'État.
Pour éviter une crise diplomatique majeure entre la Chine et la France, ainsi que pour
endiguer votre manque de patriotisme, nous vous retirerons « Yen-Yen, le mausolée
vivant », le 20 juin 2008.

Veuillez recevoir nos salutations les plus distinguées.

MNHN__le_doc_officiel
MNHN : le doc. officiel

Posté par nouvdelacolline à 11:53 - Yen-Yen, Panda Géant - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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